Manifestations : Emmanuel Macron entend les interdire en France, jusqu’où peut-on aller en Belgique ?

Pour Philippe Close, bourgmestre de la Ville de Bruxelles, "le droit de manifester est un droit fondamental de notre démocratie". Mais c’est aussi un droit "extrêmement encadré". Tout l’enjeu est là : trouver le juste équilibre entre le maintien de l’ordre public et le respect des libertés fondamentales.
On ne peut pas dire, de façon anticipée, que dorénavant, on n’acceptera que tel type de manifestation avec tel type de demandeurs.
Alors, le scénario français est-il transposable en Belgique ? La réponse est non. En tout cas, pas sous cette forme.
"On ne pourrait pas interdire de façon structurelle une manifestation. On peut la limiter - comme l’a fait Willy Demeyer à Liège - mais on ne peut pas dire, de façon anticipée, que dorénavant, on n’acceptera plus que tel type de manifestation avec tel type de demandeurs. Ça ne tiendrait pas du tout la route. Là, je pense que le Conseil d’État nous retoquerait complètement."
Plutôt que l’interdiction systématique, Philippe Close défend une autre approche, "qui n’est pas du tout la même qu’en France" : la gestion négociée de l’espace public.
"On essaie d’entrer tout de suite en contact avec les gens pour discuter, leur demander où ils veulent aller, quel est leur message et quelle cible ils souhaitent atteindre."
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